Ce que personne n'explique aux jeunes joueurs sur leurs droits à l'image
Ce que personne n'explique aux jeunes joueurs sur leurs droits à l'image
Un jeune joueur qui signe son premier contrat pro lit des clauses sur son salaire, ses primes, sa durée d'engagement. Rares sont ceux à qui on explique clairement ce qu'il se passe pour son image — alors que c'est souvent la partie la moins comprise et la plus mal négociée du contrat.
Le droit à l'image, une notion floue pour la plupart des joueurs
Le droit à l'image, c'est le droit qu'a chaque personne de contrôler l'utilisation de sa propre image — photo, vidéo, nom, surnom, numéro. Pour un footballeur, ce droit ne disparaît pas à la signature d'un contrat, mais il est souvent partiellement cédé au club, à la fédération, ou à des partenaires commerciaux, parfois sans que le joueur en mesure vraiment la portée.
Concrètement : un club peut avoir le droit d'utiliser l'image d'un joueur en maillot pour sa communication institutionnelle. Un équipementier peut avoir des droits sur l'image du joueur portant ses produits. Mais tout ce qui sort de ce cadre — collaborations personnelles, réseaux sociaux, marque propre — reste (ou devrait rester) entièrement entre les mains du joueur.
Le problème : beaucoup de jeunes joueurs signent sans vraiment distinguer ce qui appartient au club de ce qui leur appartient en propre.
Les zones grises qui coûtent cher
Trois situations reviennent régulièrement :
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La clause d'image mal bornée — un contrat qui cède "l'image du joueur" sans préciser le périmètre (durée, supports, territoires) donne une latitude beaucoup trop large au club ou à l'agence qui la détient.
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L'absence de rémunération dédiée — l'utilisation commerciale de l'image d'un joueur (pas seulement sportive) devrait donner lieu à une contrepartie financière distincte du salaire. C'est rarement clarifié en amont.
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La confusion entre image collective et image individuelle — apparaître sur une photo d'équipe officielle n'est pas la même chose qu'être mis en avant individuellement dans une campagne de marque. Les deux se négocient différemment.
Pourquoi ça se joue tôt
Plus un joueur est jeune et peu connu au moment de la signature, moins il a de poids pour négocier ces clauses — et plus il risque de découvrir, des années plus tard, qu'il a cédé plus de droits que nécessaire pour beaucoup moins que ce qu'ils valaient. À l'inverse, un joueur qui comprend ces mécanismes dès ses débuts en National ou en Ligue 2 arrive en position de force quand les opportunités commerciales sérieuses arrivent.
Ce qu'on fait chez Gripfit Agency
Avant même de parler de partenariats ou de contenus, on prend le temps de relire avec chaque joueur ce qu'il a déjà signé, et de clarifier ce qui lui appartient encore. C'est un travail de fond, souvent invisible, mais qui conditionne tout ce qu'on peut construire ensuite.
Notre rôle n'est pas de remplacer un avocat spécialisé — on travaille main dans la main avec des juristes du secteur — mais de nous assurer que chaque joueur comprend réellement ce qu'il signe, et qu'il ne découvre pas trois ans plus tard qu'une clause l'empêche de saisir une opportunité qui lui tendait les bras.
Pourquoi on le fait comme ça
Un sportif ne devrait jamais découvrir après coup qu'il a perdu le contrôle de son image par méconnaissance plutôt que par choix. C'est une question de respect autant que de stratégie : accompagner un joueur, c'est aussi le protéger sur ce qu'il ne voit pas toujours venir.
Hors Terrain, c'est la série où on parle de tout ce qui construit un sportif au-delà du sport. Nouvel article toutes les deux semaines.